Moulin de Gatines

Le moulin de Gatines, situé sur la Tronne (au confluent de la Tronne et de la Noue Gravelle, voir ci-dessous), tient son nom de l’abbaye Notre Dame de Gatines, relevant de la seigneurie du Portail à Mer, qui en possédait les trois-quarts au XVème siècle.

Moulin de Gatines

Elle n’en possédait plus que les deux-tiers au XVIIIème, le tiers restant, appartenant à M. Heuri de Montrieux, est vendu en 1748 à M. Dargent. Les familles Dargent, puis Dattin-Dargent, en resteront propriétaires jusqu’en 1863, lorsqu’il est repris par Auguste Breton.Moulin de Gatines

Les derniers meuniers furent Robert Huet, puis son fils François, qui avec une paire de meules et un broyeur à cylindres assuraient une petite production de farine panifiable, mais une production plus substantielle d’orge et d’avoine aplatie pour l’alimentation animale.

Mécanisme du Moulin de Gatines

François Huet arrêta le moulin au début des années 60, conservant le négoce d’alimentation animale dans un local neuf construit au bord de la route d’Orléans.

Michel Bavoux  rachète le moulin en 1967.

Moulin d'AbasLe moulin d’Abas, également appelé moulin du Vent d’Abas, est situé à quelques mètres du moulin de Gatines. À la fin du  XVIIIème, c’était un moulin à tan, situé au confluent de la Tronne et de la Noue Gravelle. Le 1er Germinal an V (30 mars 1797), Servais Lenormand vend la moitié du moulin qu’il possédait, à Louis Dargent, qui possédait déjà l’autre moitié (et possédait aussi le moulin de Gatines voisin).

En 1876, Auguste Breton qui possède les deux moulins, autorise la destruction de la mécanique du moulin d’Abas qui n’est plus exploité, mais conserve le bâtiment, afin de reporter le droit d’eau sur le moulin de Gatines voisin : le cours de la Noue Gravelle est détourné pour rejoindre la Tronne sous la roue du moulin de Gatines, qui voit donc sa force motrice légèrement améliorée. (*) Le bâtiment d’Abas devient grange et, à partir de là, connaîtra des propriétaires différents de ceux de Gatines.Moulin d'Abas

Michel Bavoux aura l’opportunité de regrouper à nouveau les deux moulins en 1969.

(*) les deux rivières convergent sous la roue, mais elles arrivent à des hauteurs distinctes avec des débits différents. Afin que leurs flux ne se neutralisent pas en se mélangeant, la roue du moulin de Gatines possède une rare particularité : chaque aube est compartimentée en deux parties (environ 2/3 et 1/3) constituant deux « godets » différents. La Tronne alimente le godet le plus grand, la Noue de moindre débit et de moindre hauteur de chute alimente le plus petit.